Les banques prêtent aux entreprises un montant record

23 Juin 2017

Fin mars 2017, l’encours des crédits aux entreprises atteignait 142,1 milliards EUR. Ce record historique est la preuve que les banques continuent à octroyer du crédit aux entrepreneurs qui sont en mesure de présenter un dossier de crédit bien préparé.

L’encours de crédit élevé se reflète également au niveau des demandes de crédit. Avec une progression tant en nombre qu’en montant de respectivement 6,9 % et 8,2 %, celles-ci se situent, au premier trimestre 2017, à un niveau sensiblement plus élevé qu’au trimestre correspondant de 2016.

Depuis le début des mesures en 2009, le nombre de demandes de crédit n’a jamais connu pareille progression. Le nombre de demandes de crédit plus élevé explique peut-être pourquoi le nombre de refus a légèrement augmenté au premier trimestre de 2017 par rapport aux premiers trimestres des autres années.

C’est ce qui ressort du Baromètre trimestriel des crédits aux entreprises de Febelfin.

Luc Vansteenkiste, président de la plate-forme « Financement des entreprises » :  « Fin mars 2017, l’encours des crédits aux entreprises a atteint un nouveau record de 142,1 milliards EUR. Différents facteurs ont contribué à cette évolution : une progression de la demande de crédit, la stabilisation des critères d’octroi de crédit, la perception positive des obstacles au crédit par les entrepreneurs et la persistance de faibles taux d’intérêt. Les banques veillent à répondre aux besoins de financement. Il est important que les entrepreneurs présentent des dossiers de crédit solides et bien préparés, même lorsque la situation économique est favorable comme elle l’est aujourd’hui. Ils maximisent ainsi leurs les chances de bénéficier d’un crédit. »

L’encours des crédits maintient son niveau historique

Fin mars 2017, l’encours des crédits aux entreprises a atteint un record sans précédent de 142,1 milliards EUR.

Cette évolution concorde avec les chiffres de la Banque Nationale de Belgique (BNB). Ceux-ci font état d’un encours des crédits aux entreprises de 124,9 milliards EUR en mars 2017.1

En outre, en avril 2017, cet encours atteint un nouveau record : 125,9 milliards EUR.

Les entreprises utilisent les lignes de crédit

Comparativement aux trimestres et années précédents, les entreprises ont plus intensivement eu recours aux lignes de crédit existantes au cours du premier trimestre de 2017. Elles ont en effet utilisé 72,4 % des crédits qui leur ont été octroyés alors qu’en mars 2016 cette utilisation n’avait pas dépassé 70 %.

Cette progression s’explique principalement par le fait que les grandes entreprises utilisent davantage les crédits qui leur sont accordés.

Source : Centrale des crédits aux entreprises (CCE) / Banque Nationale de Belgique (BNB)

Degré d’utilisation des crédits octroyés, par type de société (en %)

 

2016Q1

2016Q2

2016Q3

2016Q4

2017Q1

Petites entreprises

83,9

84

84

83,8

83,1

Moyennes entreprises

70,4

74,7

74

72,7

72,9

Grandes entreprises

50,9

52,3

50,8

54

55,3

Source : Centrale des crédits aux entreprises (CCE) / Banque Nationale de Belgique (BNB)

     

Le graphique ci-dessous indique que la part des crédits à long terme ne cesse de s’accroître. Les entreprises s’efforcent en fait de se ménager le taux historiquement bas des crédits aux entreprises pour une durée plus longue. Il en résulte une moindre « rotation » dans le volume des crédits et l’encours de crédit total peut continuer à progresser, même en cas de production de crédit modérée.

Source : Banque Nationale de Belgique (BNB)

Demande de crédit et production augmentent en nombre et en montant

Au premier trimestre de 2017, le montant des demandes de crédit dépassait celui du trimestre correspondant de l’année précédente (8,2 %).

Le nombre de demandes de crédit a connu une nouvelle progression de 6,9 %, soit une progression sans précédent depuis le début des mesures en 2009.

Au premier trimestre 2017, le nombre de crédits octroyés a augmenté de 4,5 % par rapport au trimestre correspondant de l’année précédente.

En montant, on constate pour la première fois une nouvelle évolution positive depuis le premier trimestre de 2016, soit + 5,3 %.

Le crédit aux entreprises reste accessible

Dans le cadre de l’enquête BLS (Bank Lending Survey) de la BNB, les banques font état d’une stabilisation de leurs critères d’octroi de crédits.  Selon les entrepreneurs belges eux-mêmes, les obstacles aux crédits sont limités.

Une courbe descendante sur le graphique ci-dessous est le signe d’une amélioration de la perception touchant les obstacles au crédit. Plus la courbe est basse, moins les entrepreneurs ont le sentiment de rencontrer des entraves au crédit.

Le graphique permet de constater que depuis le premier trimestre 2013, les banques ont constamment assoupli leurs conditions de crédit, le maintenant ainsi accessible aux entreprises.

Alors qu’au cours du premier trimestre de 2013, 28,5 % des entrepreneurs avaient un avis négatif sur les conditions de crédit, ce pourcentage est tombé à 5,3 % au premier trimestre de 2017.

Source : Banque Nationale de Belgique (BNB)

En dépit de ces évolutions positives, le premier trimestre de 2017 est (avec le premier trimestre de 2013) celui qui enregistre, à une exception près, le degré de refus le plus élevé depuis le début des mesures.

La forte progression des demandes de crédit a probablement induit une légère augmentation du degré de refus.

La faiblesse des taux d'intérêt continue à soutenir l'octroi de crédits

Selon la BNB2, le taux moyen des nouveaux crédits aux entreprises s’est stabilisé en mars 2017 à un niveau de 1,63 %. Les faibles taux d’intérêt continuent ainsi à soutenir la croissance du crédit.

Source : Banque Nationale de Belgique (BNB)

Pour plus d’informations

Vous pouvez obtenir de plus amples informations auprès de Rodolphe de Pierpont, porte-parole de Febelfin, au numéro de presse 02 507 68 31 ou à l’adresse courriel press@febelfin.be.

Vous trouverez une vue d’ensemble de tous ces chiffres et d’autres informations encore sur le site internet www.financementdesentreprises.be.


1 L'écart entre les chiffres de Febelfin et ceux de la BNB est imputable au fait que les crédits d'engagement et les crédits aux indépendants sont pris en compte dans les calculs de Febelfin et ne le sont pas dans ceux de la BNB.

2 Aperçu trimestriel Observatoire du crédit aux sociétés non financières. 

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