Le citoyen européen préoccupé par la sécurité en ligne

09/10/2017

La fraude en ligne, l’usurpation d’identité, les logiciels malveillants, … ne s’arrêtent pas aux frontières des pays. Mais comment affronter ces formes de fraude ? Au moyen d’un Eurobaromètre spécial, la Commission européenne a sondé les comportements des citoyens européens face à la cybercriminalité. Il en ressort que pratiquement 40% des citoyens questionnés s’interrogent sur la sécurité de leurs paiements en ligne.

28.000 participants

28.000 citoyens de l’UE, dont également des Belges, ont pris part en juin de cette année à une enquête sur la sécurité et les menaces en ligne. Dans le cadre de cette enquête visant leur comportement, ils se sont vu soumettre des questions sur trois thèmes : la perception, l’awareness et l’expérience propre avec les cas de fraude.

Perception et awareness

En Europe, nous semblons être particulièrement sur nos gardes face aux risques en matière de sécurité. Dans tous les pays, une grande majorité (87%) des répondants considèrent la cybercriminalité comme un défi important pour la sécurité nationale.

De plus en plus de répondants tiennent compte du fait qu’ils peuvent être victimes de la cybercriminalité. Ce que nous craignons le plus est l’abus de nos données personnelles (45%). 4 répondants sur 10 sont également préoccupés par leur sécurité dans le cadre des paiements en ligne.

Lorsque l’on aborde la question des techniques de fraude, la préoccupation du citoyen européen se porte alors surtout sur les logiciels malveillants (69%), l’abus d’identité (69%), la fraude à la carte bancaire ou à la banque en ligne (66%) et les appels ou courriels frauduleux (60%). Tous ces chiffres ont progressé par rapport à 2014.

En dépit de la menace et des préoccupations croissantes, 7 Européens sur 10 ont malgré tout le sentiment de pouvoir se prémunir de manière suffisante contre la cybercriminalité. La plupart entreprennent dès lors eux-mêmes des actions dans ce sens.

En Belgique par exemple, 86% d’entre eux ne donnent aucune information personnelle en ligne. Par ailleurs, près de la moitié des répondants belges ont installé au cours de l’année écoulée un logiciel antivirus. 1 répondant sur 5 change en outre chaque année son mot de passe pour la banque en ligne.

Environ 11% des personnes sondées en Europe interrompent une transaction si elles ont un doute ou constatent un fait suspect (11% contre 7% en 2014).

Il est étonnant de constater qu’1 répondant sur 10 se laisse complètement dissuader par les fraudeurs de procéder à des achats en ligne ou d’effectuer des opérations de banque en ligne.

Expérience propre de cas de fraude

Constat navrant sur la base du Baromètre précité, le nombre d’Européens qui se laissent avoir par l’hameçonnage et la fraude (bancaire) en ligne a augmenté par rapport à 2014. En Belgique aussi, Febelfin constate que les chiffres de la fraude par hameçonnage progressent nouveau. La sensibilisation demeure donc vitale.

C’est pourquoi Febelfin contribue aux efforts au niveau européen. Pour la cinquième année consécutive, nous participons au Cyber Security Month. Dans ce cadre, nous avons lancé le 4 octobre notre nouvelle campagne sur le phishing. Ne manquez pas la vidéo !

Pour plus d’informations

Vous trouverez de plus amples informations sur cette étude ici : https://www.febelfin.be/en/europeans-attitudes-towards-cyber-security

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