Febelfin Academy souffle ses 10 bougies

27/10/2016

Febelfin Academy, l’institut de formation du secteur financier, fête aujourd’hui son dixième anniversaire. Avec plus de 300 formateurs et 500 formations et ateliers  par an à son actif, l’Academy est devenue au cours de la dernière décennie un acteur reconnu dans le secteur. Plus que jamais, elle fait sien le slogan : learning, key for evolution!

Febelfin a rendu visite à l’Academy à l’occasion de cet anniversaire et a soumis quelques questions à Ann Vanlommel, Managing Director, et Jeroen Pladijs, Digital Learning Manager chez Febelfin Academy.

Febelfin Academy existe aujourd’hui depuis 10 ans. L’institut de formation est-il encore le même qu’au moment de sa création?  

Ann: On peut dire que l’Academy d’aujourd’hui et d’hier n’ont plus grand-chose en commun. Alors qu’en 2006 l’offre de formation était essentiellement axée sur  les programmes d’examens liés à l’intermédiation bancaire, l’offre de l’institut de formation a été systématiquement élargie à la suite de la multiplication des réglementations dans le domaine de la compliance, des assurances et de l’intermédiation en crédit notamment. En outre, les pouvoirs publics obligent les employeurs à investir dans des formations destinées à certains « groupes à risque » au sein de leur personnel. En collaboration avec les partenaires sociaux, le secteur financier examine tous les deux ans quelles formations sont nécessaires pour améliorer la mobilité de ces groupes sur le marché du travail.

Jeroen: Au fil des ans, notre public cible s’est également élargi. Ainsi, des notaires, du personnel des secteurs du leasing, automobile et IT se tournent également vers nous pour se familiariser avec le secteur financier. Là où auparavant seuls les collaborateurs bancaires étaient concernés, toute personne qui propose des services financiers doit aujourd’hui posséder les connaissances financières nécessaires. Et nous sommes évidemment tout désignés pour les y aider.

Ann: Cette évolution se marque dans la croissance de notre effectif. En 2006, nous avons démarré avec 5 collaborateurs, et nous sommes maintenant déjà 15.

La formation en 2016 a-t-elle un autre sens qu’en 2006 ?

Ann: L’époque où le choix d’une orientation d’étude déterminait définitivement votre carrière est révolue. En 2006 déjà, l’on mesurait l’importance de l’”apprentissage tout au long de la vie”, mais je constate que les travailleurs s’investissent de plus en plus dans l’acquisition d’un maximum de compétences par la formation afin d’accroître leur employabilité sur le marché du travail. 

Jeroen: Grâce à la numérisation, de très nombreuses nouvelles formes d’apprentissage se sont développées, comme le e-learning, les webinaires, les vidéos, le mobile et social learning, .... Pour notre part, nous croyons beaucoup au “blended learning”, c’est-à-dire à la combinaison de différentes formes d’apprentissage individualisées. L’apprenant dispose aujourd’hui d’un éventail beaucoup plus large d’outils lui permettant de compléter sa formation. Et malgré ces nouvelles formes d’apprentissage, nous constatons que les sessions de formation face to face restent porteuses d’une plus-value. Pour la Febelfin Academy, le défi consiste à proposer un éventail équilibré de formes d’apprentissage multiples.

Nous constatons d’une manière générale que le citoyen devient de plus en plus responsable et exigeant. Remarquez-vous également cette évolution chez les participants à vos formations?

AnnLes participants aux formations savent ce qu’ils veulent. Les formations doivent cadrer avec leur propre parcours d’apprentissage et ils entendent avoir un accès immédiat à ces connaissances. Dans le cadre d’une formation classique, l’apprenant doit souvent patienter quelques mois, alors que d’autres formes d’apprentissage, comme le e-learning, permettent de répondre immédiatement à ses besoins.

Jeroen: Les participants pensent aussi davantage en termes de “What’s in it for me?”. Dans le cadre des sessions classiques, ils s’attendent à plus d’interactivité. Le professeur devient une sorte de coach.

Quels tendances/mouvements verrons-nous se développer ou au contraire perdre du terrain dans les années à venir?

Jeroen: L’accent sera encore davantage mis sur le résultat obtenu et sur le comportement de l’apprenant. Applique-t-il bien les connaissances enseignées ? Car c’est là en définitive ce qui importe pour le client. Internet est aujourd’hui plus que jamais la norme. La demande d’e-learning continue de s’intensifier et Febelfin Academy se doit de suivre cette évolution. L’utilisation de la réalité virtuelle ou la simulation de situations d’apprentissage seront de plus en plus intégrées dans ce cadre. 

Ann: Le social learning sera de plus en plus utilisé. Ainsi les forums permettent le partage de connaissances et le surf sur les wikis de rassembler quantité d’informations. Pour chaque parcours d’apprentissage, Febelfin Academy ouvre un accès à un forum, ce qui est surtout pratique pour les parcours plus longs comme le private banking. 

Les banques prévoient, elles aussi, souvent des formations internes. Febelfin Academy a-t-elle encore un bel avenir devant elle?

Ann: Je suis convaincue qu’un bel avenir attend encore Febelfin Academy. Auparavant, la plupart des grandes banques disposaient d’académies propres, mais au fil du temps, celles-ci ont subi une sérieuse cure d’amaigrissement. Cependant le besoin de formations au sein du secteur demeure très important.

Jeroen: Je songe aussi aux nouveaux groupes cibles qui ont été évoqués précédemment. Tous ceux qui proposent des produits financiers doivent disposer des connaissances adéquates et pour ce faire, ces collaborateurs doivent savoir où s’adresser. 

Ann: Dans le secteur financier, il est possible d’aller encore bien plus loin. Ainsi, la mise au point du E-learning est très coûteuse et une collaboration au niveau sectoriel pourrait constituer une bonne solution. Febelfin Academy tient à continuer à jouer son rôle dans ce domaine.

Et enfin: que nous réservera l’avenir?

Ann: Il n’est pas possible de s’opposer à la révolution numérique. En tant que travailleur, il faut être suffisamment souple pour s’y adapter. L’automatisation va encore toucher beaucoup de domaines professionnels, mais le capital humain permet toujours de faire la différence. Le personnel du secteur doit en permanence s’appliquer à parfaire ses connaissances, quelle que soit la forme d’apprentissage. Un bon accompagnement est plus important que jamais en la matière et c’est là qu’intervient Febelfin Academy.

Vous trouverez de plus amples informations sur Febelfin Academy sur www.febelfin-academy.be.

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