42% des Belges sont financièrement heureux

12/05/2014

Une récente enquête d’Optima et de la Vlerick Business School indique que seulement 42% des Belges se sentiraient financièrement heureux. Un résultat qui s’inscrit dans le droit fil de celui de l’an dernier (38% des citoyens belges déclaraient alors être satisfaits au plan financier). Selon l’enquête, appelée “Financial Happiness Barometer”, le Belge définit le bonheur financier comme étant la tranquillité d'esprit financière, c'est-à-dire l'absence de tout souci en matière de rentrées d'argent et de dépenses ou concernant ses moyens de faire face à d’éventuels coups durs financiers.

Sur une échelle de 0 à 10, le Belge moyen s’attribue une note de 5,6 points en matière de bonheur financier.

Ainsi que l’indique le baromètre, la mesure dans laquelle une personne se déclare ou non heureuse financièrement dépend de différents facteurs. Ainsi, les hommes seraient financièrement plus heureux que les femmes. Les personnes en couple marqueraient également un niveau de satisfaction plus élevé.

L’âge des répondants joue par ailleurs aussi un rôle. Les jeunes de la génération Y auraient une vision plus négative de leur situation financière actuelle mais se montreraient nettement optimistes quant à leur avenir. Chez les babyboomers, ce serait l’inverse. Ils estiment que leur situation financière est la plus positive de toutes les générations mais sont ceux qui se montrent les plus pessimistes sur l’avenir. Ce pessimisme pourrait être lié au fait que trois quarts des personnes sondées craignent que la pension légale ne leur permette pas de conserver leur niveau de vie actuel.

Le bonheur financier dépend aussi du revenu du ménage. Ainsi, les personnes de plus de trente ans et en couple seraient les plus heureuses au plan financier. Ce bonheur a toutefois des limites : à partir d’un revenu mensuel net de 4.000 euros, le bonheur financier des ménages n’augmente plus.

Enfin, une gestion responsable de ses finances – comme l’établissement d’un bon plan financier et la fixation d’objectifs concrets – contribue au sentiment de bonheur. Cependant, six répondants sur dix reconnaissent ne pas avoir suffisamment de connaissances financières. Les connaissances qu’ils possèdent leur viennent de la famille, d’amis, d’internet ou de l’auto-apprentissage.

L’enquête a aussi porté sur la confiance que le Belge témoigne à l’égard des experts financiers. Sur une échelle de 0 à 5, les banques ont obtenu 2,48. Ce qui représente une légère progression par rapport à l’an dernier (2,27). Plus d’un tiers des personnes sondées indiquent aussi avoir demandé conseil auprès de leur banque s’agissant de leur avenir financier.

Tous les résultats de l’enquête sont à retrouver sur www.financialhappiness.be.

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